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Alors que la Caisse des dépôts annonçait hier la première « décollecte » du Livret A en 2009, le mouvement de transfert des fonds des épargnants vers d’autres supports devrait se poursuivre à la faveur d’une nouvelle baisse du taux du Livret, programmée pour août 2009 et dont l’ampleur reste à préciser.
Décollecte et taux en berne
Pour la première fois en 2009, la Caisse des dépôts annonce une décollecte du Livret A en France. Derrière ce vocable barbare se cache la réalité d’un vidage de caisse en bonne et due forme : au mois de mai, la différence entre les retraits et les dépôts s’est élevée à 1,6 milliards d’euros, en faveur des retraits.
Le Livret offrant aujourd’hui un taux de rémunération peu glorieux de 1,75 % , les épargnants transfèrent logiquement leurs avoirs vers des supports plus rémunérateurs. Le mouvement de transfert devrait s’amplifier cet été avec l’annonce, au 1er août, du nouveau taux du Livret A et du LDD. Si le calcul théorique donne un taux proche de 0,25 %, le Gouverneur de la Banque de France a déclaré vouloir prendre en compte, lors de sa prochaine recommandation au Gouvernement, « à la fois les aspect économiques, pour favoriser la reprise, et l’aspect psychologique, qui peut jouer dans des niveaux de taux nominaux extrêmement bas ». Les analystes estiment ainsi que le taux du Livret A devrait se maintenir au dessus du seuil de 1 %.
Livret A à 1%, Taux BCE à 1% mais crédit à + de 4-5-6%…cherchez l’erreur….
La baisse du taux de l’inflation fait baisser le taux du livret a,mais fait monter la taxe de redevance TV….. cherchez l’erreur……!
Bonjour, je suis conseiller en patrimoine au sein d’une compagnie d’assurance et je découvre votre site (félicitations pour la clarté des explications !)
Je tenais cependant à réagir :
En réponse à Taux+, c’est normal que le taux du livret A baisse en même temps que celui de la BCE, le taux de ce dernier entrant (en partie) dans la formule de calcul du premier… De plus nous ne sommes plus dans une période d’inflation faible (l’autre élément de la base de calcul du livret A) mais carrément de déflation.
Je vois en tout cas que le livret A, placement préféré des Français, suscite de très nombreuses interrogations.
Mon avis (totalement perso !) :
Il faut de la trésorerie disponible, sont le montant variera selon ses besoins (LEP pour ceux qui y sont éligibles, Livret B, LDD, voire CEL, le livret A restant LE produit phare du fait de sa simplicité d’utilisation et de sa fiscalité nulle), mais limiter ses placements à des épargnes de ce type est trop réducteur.
Pour vulgariser à l’extrême, les taux étant calculés selon l’inflation, les intérêts ne peuvent servir qu’à compenser une hausse du « cout de la vie » (en simplifiant le plus possible), mais on ne parle pas ici de rentabilité.
S’il faut de la trésorerie pour couvrir les aléas de la vie, la rentabilité se trouve sur des solutions moyen-long terme, plus ou moins risqués selon le placement, mais pas ailleurs., que ce soit sous forme d’actions (même si ça peut paraitre malvenu en ce moment), d’obligations, de fonds garantis ou par le biais de fonds strucutrés proposés par certaines banques.
Je m’insurge ici contre ceux qui croient tout savoir parce qu’ils croient qu’un PEL est le meilleur placement du monde… selon leur banquier, alors qu’ils ne possèdent même pas de livret A.
Un exemple ? J’ai vu il y a quelques jours une cliente de 71 ans, propriétaire, qui possédait une épargne mensuelle sur son PEL récemment ouvert « parce que le banquier lui a dit que c’était ce qu’il lui fallait ». Rappelons que le « L » de PEL signifie « logement » mais que ma cliente n’a pas spécialement d’envie immobilière…
Je vois également un nombre incroyable de clients éligibles au LEP sans qu’on ait pris la peine de leur proposer. Du coup je me retrouve à faire moi-même le boulot du banquier.
Halte aux mauvais conseil ! J’essaie de faire mon métier comme il faut mais ce sont les assureurs et non les (mauvais) banquiers qui se battent contre une désastreuse réputation ! Stop à la sacralisation de la parole du banquier, c’est un commercial (presque) comme les autres !
Pour adoucir un peu mon propos, je suis contre la généralisation : j’évoque ici les problèmes causés par de mauvais banquiers, mais on en trouve qui font très bien leur travail… tout comme certains de mes collègues !
Pour conclure et résumer, le livret A reste la base de l’épargne, mais ce serait réducteur de se limiter à ça. Cherchez le bon conseil avant de chercher le bon taux d’intérêt, et vous en récolterez les fruits par la suite.
Ju : « En réponse à Taux+, c’est normal que le taux du livret A baisse en même temps que celui de la BCE, le taux de ce dernier entrant (en partie) dans la formule de calcul du premier… De plus nous ne sommes plus dans une période d’inflation faible (l’autre élément de la base de calcul du livret A) mais carrément de déflation ».
Je n’ai pas dit le contraire….je voulais souligner les marges des banques…l’argent coûte peu aux banques aujourd’hui….et pourtant les crédits sont toujours aussi élevés !
Tout à fait Taux+ ! C’est devenu monnaie courante de ne pas répercuter les baisses de charges sur les produits finis… Que ce soit au sujet de produits financiers ou dans les commerces dits « classiques » !
Sans vouloir tomber dans la démogogie : Qui trinque dans l’histoire ? Toujours les mêmes !
[...] « Le Livret A ne séduit plus. Nouvelle baisse des taux en vue en Août 2009 juil 16 2009 [...]
Les pauvres banques et l’Etat baissent le taux du Livret A, c’est uniquement pour que les épargnants aillent placer l’argent sur d’autres placements dont les taux d’intérêts sont soumis au racket social ( CSG, CRDS,….) et autres avantages pour les banques.
Bonjour,
ça y est, le taux du livret A a baissé à 1.25%, le livret A va de plus en plus être concurencé par les super livrets d’épargne des banques en ligne.